Amicale valaisanne de véhicules anciens

...Pourtant, en Europe, Genève est aussi le grand déballage des marques représentant le luxe extrême, voir arrogant des « supercars »  et autres « hypercars ». Cette année, un constructeur, probablement inconnu du grand public, Koeniggseg, constructeur suédois de voitures de sport de haut standing, nous sort une « megacar », annoncée depuis quelques temps comme la plus puissante du monde, elle s’appelle très modestement  One: 1. Certainement pour imager sa puissance considérable de 1 Megawatt, soit 1000 kilowatts, soit 1341 CV …Woufff !!

Comparaison n’est pas raison, mais pour prendre un exemple qui nous touche de plus près, la Peugeot 308, élue très récemment voiture de l’année 2014, fait 82 CV soit 61 kilowatts. Elle coûte environ 20'000 francs alors que seul le fabricant suédois doit savoir le prix de la Koenigsegg  One: 1 . probablement largement plus du million.

En dehors de ses considérations bassement mercantiles, il faut reconnaître que le spectacle est à la hauteur à Palexpo. Les constructeurs rivalisent d’imagination pour créer le show. Les stands des grandes marques populaires mélangent audace et créativité pour nous inviter à voir de plus près ce dont ils sont capables. Et ils en sont capables… Vous serez étonné.

Et la voiture ancienne, dans tout cela ? Fondue dans la masse, il faut le regard açéré du connaisseur pour dénicher la perle rare. Certaines marques, dont le passé voué à la compétition n’hésitent pas à sortir de leur musées des modèles qui ont jalonné leur passé prestigieux. Alfa Romeo proposait une RL Targa Florio de 1923. Sur le stand du préparateur Abarth, une Fiat 695 Assetto Corsa, chez le carrossier Touring  cette magnifique concept Disco Volante, déjà vue en rouge, peinte cette fois en vert et or, magnifique, et juste à côté, l’originale, le seul coupé de 1952, les trois autres étant des cabriolets.

Sur le stand de l’ACS, la  Lotus Rebellion No 12, « dans son jus » ayant brillé au palmarès de l’endurance. Et ce n’est pas tout. En visitant le stand Renault, n’oubliez pas de pénétrer à l’envers du magnifique décor du stand pour rendre visite à l’exposition des 20 voitures prêtées par le musée des 24 heures du Mans. Un inventaires de quelques unes des plus exceptionnelles voitures ayant participé à la mythique course d’endurance de la Sarthe. De la Chenard et Walcker Sport de 1923, vainqueur de la première épreuve, à l’Audi R 18 e-tron de 2013. Un voyage dans le temps avec les plus prestigieuses marques, dans une exposition fort bien mise en scène. Retour dans la halle 1, ou trônes les plus échevelées des Bugatti, Mac Laren, Zonda, Pagani, à proximité du stand du TCS, ou le centre TCS de Lignières tient aussi salon. Dans un stand remarquable s’exhibent plusieurs véhicules historiques, juste pour rappeler aux visiteurs que son Festival international de courses historiques se tiendra du 14 au 17 août 2014 sur le célèbre autodrome. Nous vous tiendrons prochainement informés sur le détail de cette importante manifestation de véhicules hors du temps.

 

Clin d’œil décalé pour une centenaire dont on a moins parlé : la Fondation des archives de la famille Pictet, invitée par la direction du Salon, présente dans le hall d’entrée une Pic-Pic M IV de 1914. Fondée en 1896 par les ingénieurs Paul Piccard et Lucien Pictet la marque Pic-Pic à brillé en Suisse et dans le monde.

Présentée par Alexis Couturier, qui fût chargé par la famille Pictet, propriétaire de l’auto, de sa remise en état d’origine, ce Landaulet  carrossé par Gangloff, propulsé par un moteur 4 cyl. de 4300 cc est le dernier survivant du modèle. Sur 3000 Pic-Pic construites entre 1906 et 1920, huit exemplaires de la marque genevoise ont survécu. Deux dont une R2 Tourer avec un moteur sans soupapes, sont propriété de la famille Pictet et son régulièrement exposées dans le hall de la banque privée genevoise. Trois sont exposés au musle de la Fondation Pierre Gianadda à Martigny, une se trouve au musée des transports de Lucerne, une au musée de l’Automobile, Fondation Schlumpf, à Mulhouse, la huitème, une M III en fort mauvais état, serait en Argentine. Gisèle et Charles Pictet se trouvaient en compagnie de l’aéronaute Bertrand Piccard pour présenter aux journalistes l’alerte centenaire. Tous trois sont descendants des fondateurs des ateliers Piccard,Pictet & Cie SA.